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Les femmes maliennes face à une mutilation génitale forcée Imprimir Correo electrónico
Escrito por Ibrahima Dia   
Lunes 19 de Abril de 2010 08:30
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Mieux conseiller et informer la population, et en particulier les femmes sur les conséquences et les peines encourues par les auteurs de la mutilation génitale féminine, était le thème des émissions diffusées à la radio nationale chaîne 2, organisées par le groupe thématique « Femmes et TIC » soutenu par ses partenaires financiers

L’association « Femmes et TIC » avec les appuis stratégiques et financiers de l’Association mondiale pour la communication chrétienne (WACC) du Canada et de l’Institut International pour la Communication et le Développement (IICD), a organisé une série d’émissions radios dont les thèmes portaient sur les violences à l’égard des femmes au Mali.

Etaient présent comme invités à ces deux émissions, le Docteur Oumar TRAORE, psychologue ; Maître Djakaridia TRAORE juriste à la clinique juridique « Dèmè So » et Mme HAIDARA Bernadette TOURE, Directrice du programme national de lutte contre l’excision (PNLE) au Mali, ont débattu sur ce sujet les 22 juillet et 23 septembre 2009.

Comme habituellement, l’émission a débuté par le mot de bienvenue et de remerciements aux partenaires de la coordinatrice de groupe thématique « Femmes et TIC », Mademoiselle Assétou Diarra qui va co-animer l’émission avec Madame DOUMBIA Rokia qui s’occupe principalement de la partie langue locale (Bambara) de l’émission.

Après cette introduction, se fut autour de Mme HAIDARA Bernadette TOURE de donner une brève définition de l’excision, qui s’avère être une ablation du clitoris de l’organe génital féminin ou même une ablation de plusieurs organes génitaux féminin.

Selon elle, cette pratique est une tradition dans certaines de nos régions, qui a des effets terribles sur la santé des fillettes et des femmes. « Avant, l’excision était pratiquée presque partout dans le monde, mais aujourd’hui à part 28 pays d’Afrique, toutes les autres localités du monde l’ont condamné comme une violation des droits de la personne humaine.»

Selon maître Djakaridja TRAORE, D’après l’historique, les effets de cette pratique cruelle ont été déclarés au Mali depuis 1960 par la première sage femme Mme Hawa KEITA.

En effet, Mme Hawa KEITA a constaté que les infections quelconques découverte lors des accouchements sont généralement causées par l’excision.

Selon le Docteur Oumar TRAORE, Cette pratique cruelle comporte très souvent des conséquences suivantes: la marginalisation due a la fistule, les dommages physiques, les infections, les douleurs durant le rapport sexuel et l’accouchement.

A cet effet, pour diversifier et universaliser les informations sur les effets ; le programme national sur la lutte contre l’excision (PNLE) mène des campagnes de sensibilisations a travers le pays, a confirmé Mme HAIDARA.

Elle rajouta fermement que « pour soutenir les missions du PNLE, le Ministère de santé du Mali a établi un circulaire afin de condamner la pratique de la mutilation génitale partout dans le pays, notamment les centres de santé et ainsi qu’ailleurs. »

Alors que du coté de la loi, selon maître TRAORE, aucune disposition n’est prise afin de punir de tels actes. Selon lui, des enquêtes sur le développement de la Santé (EDS3 ET EDS4) qui sont menées chaque cinq ans au Mali montre que le taux de pratique de l’excision qui était de 80% se trouve aujourd’hui de 76%. « il faut ajouter que selon les mêmes statistiques, l’excision ne se pratique pas partout au Mali, du coté du nord Mali, le taux de pratique est très faible voir inexistant. Alors qu’une forte pratique, voir totale est enregistrée dans toutes les autres régions du Mali.»

Pourtant malgré une sensibilisation massive de PNLE, les auditeurs ne sont pas d’avis à abandonner cette pratique néfaste pou la santé de la femme. En effet, aucour de ces émissions, nous avons enregistré une dizaine d’auditeurs à majorité d’hommes. Tous sont convaincus de bien fait de cette pratique selon eux « il s’agirait d’une tradition qu’ils ont trouvé sur place par leurs ancêtres. » Et ils sont convaincus que si leurs ancêtres pratiquaient l’excision, c’est parce que c’est nécessaire.

Selon un auditeur anonyme « vous les animatrices et les invités vous recevez de peut être de l’argent pour dire ces choses là. Nous, nous ne pouvons pas abandonner nos coutumes et tradition en faveur des rumeurs des blancs », s’écria t-il très en colère.

En fait, selon la tradition l’excision est une pratique qui vise à réduire la sensibilité et l’appétit sexuel chez la femme. Réduire cette sensibilité et cet appétit afin que la femme ne soit tenter d’aller vers plusieurs hommes.

Malgré tous les efforts de sensibilisation des associations et du gouvernement, ce combat de l’excision contre les traditions et les mœurs se relève être sanguinaire sauf que cette fois ci les soldats ne sont pas des hommes mais des femmes. Seul le temps nous en dira plus.



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